Un projet de loi nous est annoncé en urgence en matière de logement.
Il y a, pour une fois, des choses intéressantes et je laisse volontairement de côté les grands discours sur un objectif de 100 000 logements construits en plus par an ou sur une nouvelle relance de la politique de la ville.
Je trouve concrètes deux idées : d’une part, déléguer 30 % du contingent préfectoral pour les attributions de logements sociaux ; d’autre part, faire de l’intercommunalité l’autorité organisatrice de l’habitat.
Que l’on soit en milieu urbain ou rural, le logement est un élément essentiel, et les intercommunalités sont aujourd’hui les pilotes des documents d’urbanisme.
Ceci permettrait en particulier aux intercommunalités de gérer et d’attribuer, pour le compte de l’État, MaPrimeRénov’.
MaPrimeRénov’ était une bonne idée, mais est devenue, au fur et à mesure du temps et avec les joies de la dématérialisation, une véritable usine à gaz.
L’idée de relouer les logements classés « passoires thermiques », avec des étiquettes F et G dans leur DPE, fera peut-être débat. Il s’agirait d’autoriser la relocation, sous réserve d’un engagement des propriétaires à réaliser les travaux d’amélioration dans un délai de 3 à 5 ans.
Cela peut permettre de remettre des maisons ou des appartements en location, sans perdre de vue les besoins d’amélioration des « passoires thermiques ».
Je vous tiendrai informés de l’évolution de ces sujets.
