Où en est-on sur l’A 69 ?

Le chantier de l’A69 avance à grands pas : 80 % du budget de construction a été engagé par le concessionnaire ATOSCA sur la section Castres-Verfeil, 95 % des terrassements y ont été réalisés, tous les ouvrages d’art (ponts, buses, passages faune) sont achevés et les deux centrales provisoires de fabrication des enrobés fonctionnement en continu. ATOSCA a déjà ouvert, à vitesse réduite, la section qui contourne le village de Verfeil en Haute-Garonne.

Dans le Tarn, outre les derniers terrassements à Saint-Germain-des-Prés, il reste à installer les dispositifs de péage (flux libre grâce à des caméras) : un portique est déjà posé à Puylaurens en phase de tests, les trois autres le seront en juin. Avec les beaux jours, débute la mise en œuvre de la chaussée autoroutière définitive, concomitamment à la pose des équipements de sécurité (glissières, signalisation) et aux plantations paysagères.

Déjà, les déviations de Soual et de Puylaurens bénéficient de chaussées neuves et les enrobés commencent à être posés à partir de Castres. L’objectif demeure une mise en service de l’ouvrage complet au 15 octobre 2026.

Concernant la section Verfeil-Castelmaurou (31), sous concession VINCI, les choses avancent encore plus vite puisque, sous réserve des inspections de sécurité menées par le ministère des transports, une mise en service est envisagée à la fin du mois de mai, à vitesse autoroutière de 130 km/h. Le panneau A69 après le péage de l’Union, en sortie de Toulouse, prendra alors tout son sens.

Sur le plan administratif, les préfets ouvrent le 4 mai une consultation par voie électronique, pour mettre à la disposition du grand public le dossier d’ATOSCA sur les adaptations d’emprises. Ce dossier ajuste les surfaces définitives utilisées par le concessionnaire et celles qui seront rendues à l’agriculture ou à la nature. Il appartient à l’autorité administrative d’instruire cette demande de régularisation en prescrivant des compensations en fonction des impacts additionnels constatés.

Quant à l’autorisation environnementale initiale du chantier, qui a été validée par la cour administrative d’appel de Toulouse en décembre 2025, elle fait l’objet d’un pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat. La plus haute juridiction administrative devrait statuer rapidement sur la conformité de l’arrêt de la cour au droit, et, in fine, sur l’intérêt public majeur de l’opération.

La future autoroute A69 devient progressivement une réalité visible, au service du territoire et de ses habitants.

En savoir plus sur Philippe Bonnecarrère, Député du Tarn

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