Aéroport de Castres 

Il me semble utile que chacun dispose des éléments d’information. La règle pour votre député est la transparence. La délégation de service public de la société Chalair s’achève le 31 mai. Un nouvel appel d’offres a été passé pour la période du 1er juin 2026 au 31 mai 2029 et un opérateur s’est présenté aux mêmes conditions qu’actuellement. 

Toute la question est de savoir si le maintien de la ligne peut être ou non financé. 

Le tableau ci-dessous résume les financements à trouver. La clé est entre les mains de l’État et de la Région qui a la compétence pour les aéroports dits régionaux. 

L’État a toujours indiqué qu’il se désengagerait à partir du moment où Castres bénéficiera d’un accès autoroutier et la Région n’a pas indiqué à ce jour souhaiter poursuivre son financement. 

La deuxième  interrogation porte  sur la durée : négocier 6 mois de prorogation jusqu’à la fin de l’année ? ou 18 mois pour avoir une visibilité sur le maintien ou non de la fréquentation de la ligne après l’ouverture de l’autoroute ? Ou rester sur un engagement de 3 ans ? 

Tout ceci se combine avec des investissements à réaliser sur la plateforme aéroportuaire. Ces travaux nécessitent  une enveloppe de l’ordre de 7 millions d’euros dans un schéma de maintien des infrastructures actuelles (resurfaçage de la piste, amélioration des parkings …) ou 14 millions d’euros pour accueillir  des avions civils de plus grande capacité ou plusieurs avions militaires de type À 400 M.

Les discussions se mènent dans le cadre du syndicat mixte réunissant les diverses collectivités locales. 

Entre attractivité, transition économique, lien avec les activités militaires, les débats sont nombreux. Personnellement, je considérais que l’argumentation militaire était la plus forte. 

Mais l’Armée de l’air  considère qu’avec ses 28 bases et de nombreux aéroports civils pouvant permettre une dispersion de ses avions sur de nombreux sites en cas de conflit, elle n’a pas de besoin supplémentaire. C’est plus compliqué pour l’armée de Terre de pouvoir débloquer des budgets sur une infrastructure aéronautique même si à l’évidence elle donne une facilité supplémentaire au 8e RPIMA pour ses sauts. 

Je serai attentif à vos retours, conseils et suggestions.

En savoir plus sur Philippe Bonnecarrère, Député du Tarn

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